Mehdi, Pedro, Thomas & Friends - Paris Social Club 2011
Édition originale, limitée à 25 exemplaires + 2 épreuves d’artistes.
Spécificités
- Titrée, numéroté et signée à la main par le photographe
- Tirage à encre pigmentaire sur papier Hahnemühle Fine Art Baryta 315 g
- Livrée avec certificat d’authenticité doté d’un hologramme unique garantissant l’originalité et la valeur marchande de l’œuvre
Prix
50 x 60 cm : à partir de 900 € (encadrée 1200 €)
Grand format : prix sur demande
Photographe
Romain Bourven est né en 1977. Fils d’un père astronome, il grandit au milieu d’appareils photo, de lunettes et de télescopes, et s’exerce à l’observation dès son plus jeune âge. À 13 ans, il apprend le développement du noir et blanc et s’initie à la photographie de skateboard. Il embrasse l’ère du numérique en 2003. En parallèle, il découvre la musique électronique à Bordeaux, notamment le label Ed Banger et les soirées Toxic au Zoobizarre.
En 2006, il s’installe à Paris. Pendant huit ans, il documente la scène musicale électronique française, devenant notamment photographe du mythique Social Club, puis promoteur des soirées Borntofilm avec Mathieu César, et enfin des « Cameroscope ».
De Paris à Miami, en passant par Los Angeles, Berlin, Londres, Bruxelles ou Liège, il photographie les DJ et producteurs les plus talentueux du moment : Justice, Birdy Nam Nam, DJ Feadz, Armand Van Helden, 2manyDJ’s, DJ Funk, Diplo, A-Trak ou encore DJ Mehdi dont les portraits apparaissent dans la série documentaire Dj Mehdi : Made in France.
En 2014, il décide d’explorer de nouveaux horizons. La course à pied et le trail deviennent ses nouvelles passions, et ses nouveaux sujets photographiques.
Derrière l’objectif
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1 – Salut Romain, quel est ton ressenti au moment où tu prends cette photo ?
Il m’est très difficile de le dire avec certitude, mais de toute évidence, je suis survolté et emporté par l’énergie du moment.2 – Raconte-nous l’ambiance derrière les platines : quelle est l’attitude du crew Ed Banger — leur énergie, leur regard ?
Ce soir-là, l’ambiance est électrique. C’est l’anniversaire du Social Club. On est sur un joyeux bordel : les DJs se succèdent aux platines, tout est spontané, les styles se mélangent. La musique prend le dessus sur la célébrité des uns et des autres, créant ce lien entre tous les gens présents.3 – Te souviens-tu du morceau qu’ils jouent à ce moment précis de la photo ?
Comme ça, je dirais Rick Ross – B.M.F., mais je ne peux pas en être certain.4 – Quelle est l’ambiance dans la salle : le public, l’intensité, la vibe… ?
On est en « petite config » ce soir-là, c’est-à-dire que seule la première salle est ouverte. L’ambiance est compacte, il y a de nombreux acteurs de la musique présents et beaucoup d’habitués. Tout est spontané : les ingrédients d’une fête réussie sont tous réunis.5 – De quelle manière cette ambiance te porte-t-elle au moment où tu prends la photo ?
Comme souvent, ma démarche est totalement relâchée. Je shoote à main levée, sans rien calculer. Je suis à la fois détaché de moi-même et connecté à ce qui m’entoure. Un mélange d’errance et de quête, à l’image de ce que j’ai vécu durant cette période.6 – Selon toi, qu’est-ce qui fait la magie de cette image ?
Ce n’est pas à moi de dire s’il y a de la magie dans cette photo, mais j’apprécie si les autres le disent. Je peux éventuellement décrire pourquoi elle est intéressante et construire un narratif en la décrivant, mais l’énergie qui s’en dégage sera propre à chacun. C’est essentiel que chacun ait sa propre lecture, son propre ressenti. Ma lecture personnelle ne doit en aucun cas influencer le regard du public.
Ce que je note en premier, donc, dans ce cliché, c’est la composition en forme d’étoile à cinq branches qui se dégage autour de Mehdi. Il y a deux pointes basses avec les bras de Mehdi et de Lionel de DSL, la pointe haute avec le visage de Pedro, puis les deux visages de Pone et Lionel. On a là une constellation faite de quatre personnalités toutes très différentes, lorsqu’on les connaît un peu.Pedro fixe le cadre, montre le chemin des étoiles, comme si la magie de cette énergie musicale du moment venait d’un endroit mystérieux.
Pone observe avec une acuité féroce, prêt à tout éclater comme un sportif de haut niveau dont la vie consiste à être prêt tout le temps, partout.
Lionel, doté d’une sensibilité exacerbée, accroché à sa bouteille et à son micro, absorbe l’énergie pour improviser et se laisser emporter par l’exaltation.
Mehdi, enfin, est le lien, le liant, l’interface entre le réel et le magique — la résultante et l’origine — fidèle à ce qu’il a été, est et sera : une étoile.Pas une star au sens « célèbre », bien qu’il le soit, mais au sens d’un individu dont l’accomplissement, en tant qu’être, illumine, inspire et donne un sens à l’existence.